L'Épuisement Silencieux Derrière le Masque du "Je Vais Bien"
- perrinebusier
- 7 nov. 2025
- 3 min de lecture

Dans notre société valorisant la performance et la résilience, il est fréquent que nous nous construisions une façade d'acier : de l'extérieur, tout semble fonctionner à la perfection : le rythme est organisé, l'hygiène de vie est maîtrisée, le ton est assuré, et la célèbre "positive attitude" est de rigueur. Tout est parfaitement réglé, contrôlé.
Pourtant, derrière cette machinerie bien huilée, une fatigue sourde persiste.
Ce n'est pas le burn-out spectaculaire qui frappe à la porte, mais un poids plus subtil, difficile à nommer, qui se manifeste comme un ralentissement de l'être.
On sent que le soi est en train de s'épuiser, et le corps, témoin fidèle, commence à sonner l'alarme :
Nuits morcelées et sommeil non réparateur.
Respiration courte et superficielle.
Tensions musculaires chroniques, souvent dans la nuque, les mâchoires ou le dos.
Difficulté à se concentrer, lenteur de la pensée.
Un Trop-Plein, et Non un Manque d'Effort
Cet épuisement n'est généralement pas la conséquence d'un simple manque d'heures de sommeil. Il peut être le prix à payer pour un trop-plein constant :
Un trop-plein d'adaptation : se conformer aux attentes des autres, endosser des rôles qui ne nous correspondent plus.
Un trop-plein de contrôle : la nécessité obsessive de tout maîtriser, de ne jamais laisser de place à l'imprévu ou à la vulnérabilité.
Un trop-plein de charge mentale : le fardeau invisible des listes de tâches, des préoccupations non partagées, des anticipations incessantes.
Un trop-plein de retenue émotionnelle : le coût énergétique de ravaler ses larmes, ses colères, ses peurs, pour maintenir la façade de l'imperturbabilité.
Le "Je vais bien" devient alors un mur défensif. On le prononce non pas par conviction, mais par réflexe, pour s'épargner ou épargner les autres :
"Je ne veux pas avoir à dire 'je suis épuisé' ou 'je n'en peux plus'."
"Je ne veux pas déranger avec mes problèmes."
"Je ne peux pas l'expliquer, alors je me tais."
L'Appel Discret Derrière la Lutte Silencieuse
Derrière ce "je vais bien" prononcé parfois même la gorge serrée, se cache une lutte intérieure silencieuse. C'est le combat permanent entre la personne que nous devons être (celle qui est forte et performante) et la personne que nous sommes (celle qui est fatiguée, vulnérable, submergée).
Ce clivage est une source immense d'épuisement. Votre corps et votre psyché ne font plus qu'un dans un seul et même message : "Nous n'en pouvons plus de faire semblant."
C'est un appel discret à être reconnu – non pas par les autres en premier lieu, mais par vous-même.
Le premier pas vers l'allègement n'est pas toujours le grand aveu public : "Ça ne va pas." Il est souvent beaucoup plus intime et courageux.
Le Courage de Rencontrer la Part Qui Cède
Le premier acte thérapeutique et libérateur est de rencontrer en soi la part qui n'en peut plus de porter ce masque. C'est se donner l'autorisation, pour un instant, de lâcher la barre, de s'affranchir du jugement et de l'exigence de performance.
Cet espace de non-jugement est l'essence même de l'accompagnement.
Comment cela pourrait-il être pour vous de rencontrer, en toute sécurité et sans devoir vous justifier, cette part de vous qui est fatiguée de faire semblant ?
Ensemble, dans le cadre d'un accompagnement, nous pouvons :
Déchiffrer le langage du corps : Écouter ce que les tensions, les insomnies, les maux tentent de dire.
Alléger la charge mentale : Mettre des mots sur ce qui est retenu, ce qui est contrôlé, afin de le décharger.
Restaurer le lien entre l'être et le paraître : Retrouver une cohérence interne pour que le "je vais bien" redevienne une vérité, et non une obligation.
Permettre à cette vulnérabilité d'être vue et entendue est le chemin vers un repos plus profond que le sommeil : le repos de l'âme.
Si vous reconnaissez cette lutte silencieuse et que vous souhaitez décharger le poids de ce "je vais bien" de façade, je vous invite à découvrir le type d'accompagnement que je propose.
À bientôt pour un premier échange,
Perrine Busier, Psychopraticienne à Le Coin Relaxo



