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Psychologie et réseaux sociaux : la vigilance nécessaire



Les réseaux sociaux occupent aujourd’hui une place centrale dans la diffusion des discours psychologiques. Jamais la santé mentale n’a été aussi visible, commentée, partagée.

Cette visibilité a des effets positifs indéniables : elle permet de normaliser certaines souffrances, de nommer des vécus longtemps tus, et parfois d’amorcer une réflexion personnelle.


Mais cette exposition massive du psychique n’est pas sans risques. La psychologie, et plus encore la psychanalyse, travaillent avec la complexité, l’ambivalence, l’inconscient. Or les réseaux sociaux fonctionnent selon une logique opposée : rapidité, simplification, adhésion immédiate.


Quand la compréhension devient une illusion de travail psychique


Sur les plateformes, des notions cliniques exigeantes sont souvent réduites à des formules accessibles, parfois séduisantes. Le danger n’est pas tant la vulgarisation que la perte de nuance. Alors évidemment que de se sentir reconnu dans une description peut soulager, peut rassurer à certains egards, mais cela peut aussi produire un effet de fixation : « je suis comme ça », « c’est à cause de ça » et figer l'individu dans une case, bloquant ainsi toute autre possibilité d'interprétation, d'analyse, de mise en lien et en sens.


Comprendre intellectuellement, n’est pas élaborer psychiquement. Le travail thérapeutique ne consiste pas à appliquer un diagnostic ou une grille de lecture, mais à laisser émerger une expérience subjective singulière, parfois contradictoire, souvent résistante.

Le processus a besoin de temps et de mouvement.


L’algorithme n’est pas un cadre thérapeutique


Les réseaux valorisent les contenus qui provoquent une réaction émotionnelle forte : identification, colère, soulagement, sentiment d’appartenance. Ce fonctionnement peut accentuer certains états internes, nourrir l’angoisse ou renforcer une vision figée de soi et des autres.


En thérapie, le cadre protège de cela. Il permet de ralentir, de différencier, de ressentir ce qui se rejoue dans la relation, plutôt que de consommer des réponses prêtes à l’emploi. Là où les réseaux proposent des explications générales, la thérapie s’intéresse à ce qui est vivant ici et maintenant pour une personne précise.


De l’information à la transformation


Les contenus psychologiques peuvent être un point d’entrée, une première mise en mots, parfois une autorisation à demander de l’aide. Mais ils ne remplacent pas l’expérience d’une relation thérapeutique, où le regard de l’autre, l’écoute, les silences et le travail corporel éventuel permettent une transformation en profondeur.


La vigilance ne consiste pas à rejeter les réseaux, mais à rester attentif à leur effet sur soi :

Est-ce que cela ouvre une curiosité intérieure ou cela rassure trop vite ?

Est-ce que cela invite à sentir ou seulement à comprendre ?


Retrouver un espace vivant


La thérapie offre un espace différent : non public, non évalué, non comparatif, non compétitif. Un lieu où l’on peut déposer ce qui ne se montre pas, ce qui n’est pas « postable », ce qui demande du temps pour être approché, respectant le rythme propre de chacun.


C’est dans cet espace que le travail psychique peut réellement se déployer, au-delà des mots-clés et des tendances, au plus près de l’histoire, du corps et du rythme de chacun.


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Et pour en savoir plus sur le type d'accompagnement que je propose, je vous invite à consulter mes information de contact.


A bientot,


Perrine Busier

Le Coin Relaxo

 
 

© 2025 - Perrine Busier - Le Coin Relaxo

Perrine Busier - Le Coin Relaxo

Psychopraticienne, Thérapeute

5 rue du bruile,

59230 Saint-Amand-les-Eaux

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